Le livre des clairs-poèmes
en collaboration avec Ima-la-rivière (Olga Roger qui est ma fille)
2 mètres x 20 centimètres
2026
Le livre des clairs-poèmes est un livre que nous avons crée à 4 mains, ma fille et moi, il est un reccueil de poèmes écrits par nous deux.

MON ÂME
Je pleure l’océan,
Je pleure les vagues,
Je pleure mon âme qui s’en va doucement.
Elle se promène dans le champs
Et moi, je l’observe sans bruit.
Elle parle avec le buis.
Elle est partie et je suis seule,
Seule au monde avec un seul serpent.
QUI SUIS-JE ?
Une chose,
Un malheur,
Un rapport?
Je ne comprends pas.
Me voici, dans un monde inconnu.
Je ne sais pas où je suis ; me voilà, perdue.
Je ne sais pas où je suis ni qui je suis.
Est-ce que je suis un malheur, un objet, une émotion ?
Non je ne sais pas.
Je suis sûrement une poussière
sur un endroit inconnu du fin fond de la Lune.
MON COEUR
Mon coeur, mon coeur bat quand je suis triste, un moment ne se passe pas bien, mon coeur bat.
Mon coeur, mon coeur bat quand j’ai mal, je tombe, et voilà mon coeur bat.
Mon coeur, mon coeur bat quand je suis en colère, quelque chose m’énerve , mon coeur bat.
Mon coeur, mon coeur bat quand je suis fatiguée, quelque chose me fatigue, mon coeur bat.
Mon coeur, mon coeur bat quand je suis timide, il y a un enfant ou un adulte qui me pose une question, je ne comprends pas, je ne sais pas quoi faire, mon coeur bat.
Mon coeur, mon coeur bat quand je suis heureuse, nous rigolons, parlons, nous amusons, sautons, mon coeur bat.
UN SOIR D’AUTOMNE
Un soir d’automne, je vois les feuilles tomber et la rivière dégouliner.
Je vais chercher des châtaignes pour les faire griller.
Un soir d’automne, je vais me promener, et je vois un hérisson qui veut me rencontrer.
Je ne peux pas le caresser, mais je peux le saluer.
Un soir d’automne, je vois une marmite chauffer et une bonne soupe m’attend pour diner.
Je vois aussi une biche qui sur la route gambadait.
L’été est fini, et nous voici en automne.
UN MONDE
Un univers, une galaxie, un soleil, plus proche, des planètes, la Terre, l’Europe, la France, Pau, dans ma maison, j’écris mon poème.
LE CORPS
La tête du visage n’est pas forcément réalité.
Nous avons deux yeux, deux oreilles, deux narines, un nez mais des milliards de cheveux, qui nous protègent.
Mais nous avons aussi un corps, un corps qui respire, qui avale et qui fait ses besoins
Nous sommes nous et il faut savoir qu’être nous-même est quelque chose d’important.
Le regard est beau, il exprime plusieurs émotions.
La bouche peut parler et encore exprimer des émotions.
Nous avons plusieurs intentions qui s’expriment.
La tête du visage n’est pas forcément réalité.
Nous pouvons avoir de la tristesse, de la colère et montrer que nous sommes joyeux.se.
Il y a des personnes qui disent que quand nous pleurons, c’est que nous sommes tristes, mais alors que des fois nous pouvons pleurer mais de joie ou de peur ou de colère ou bien-sûr de tristesse. Et nous pouvons aussi pleurer pour rien.
Nous avons aussi des pieds qui nous tiennent et le sol qui nous tient.
Nos mains attrapent les choses, nos pieds courent, marchent, sautent, avec notre corps nous pouvons faire des tas de choses.
L’univers est superbe avec nous.
La tête du visage n’est pas forcément réalité.
Ima-la-rivière
LA MONTAGNE
Ce qu’elle fait
Ou comment elle travaille
Au corps
Ou comment elle fouille
Le corps
Ou comment elle mord.
Nous sommes juste dans une montagne
Des gens viendront mesurer des portes.
La comète arrivera.
Sûrement d’autres choses arriveront ; des choses adviendront : des ânes, des âmes, des brutes, du feu,
Du calme, des comètes nouvelles, des étrennes pour Noël, des enfants de faïence, des enfants de boue.
Ce qu’elle attrape
Les chats malades
Les chats blessés
Les chats errants
Et quelques vers luisants.
Vaguement,
Parfois, et les sentiments aussi souvent qu’il faut,
En attraper des sentiments, du vent, des lâchetés.
Nous sommes là où les choses bruissent et scintillent .
Nous sommes dans la pièce où l’enfant écrit.
Nous sommes dans la maison où les enfants naissent encore.
Au milieu de la montagne.
LA LOUVE
Il faudrait des mots soulants et l’allégresse,
enfin, pointe,
Au jour, à la mort, à toutes les nuits que je blesse, aux enfants.
Des paroles et des langues à faire survivre
les innocents, nos amours et tous ces animaux volants.
Il faudrait des caillasses et des mutineries,
Quelques fois qui inondent nos travers de petites espèces, nos périples insolents.
Il faudrait que quelqu’un vienne, et ce serait une femme.
Il faudrait qu’elle soit si pleine, qu’on dirait d’elle qu’elle est une louve.
Il faudrait qu’elle ai 1000 doigts,
Qu’elle nous fige en liens étroits
Sous la lune comme sous la pluie,
Sous les arbres aussi
Dans les mangroves, sur les plateaux.
On dirait d’elle qu’elle est une louve.
Elle chantera des mots, comme sifflent les horloges.
Elle serait hyène, Jacynthe, ou absinthe.
Mais elle ne viendra pas
Et personne n’entendra jamais sa voix.
Calypso Debrot






























